Saugeraies. L’établissement des infirmes moteurs cérébraux est implanté à Mâcon depuis 1992.

Source : http://lejsl.com

Toujours plus pour le handicap
L’Association des infirmes moteurs cérébraux vit au rythme des transformations. Retour sur une structure dynamique dont la priorité est le bien-être des adultes handicapés.

Tout est parti d’un petit groupe de personnes. Quelques parents qui souhaitaient que leur enfant souffrant de handicap puisse être accueilli dans une structure adaptée. L’Association des infirmes moteurs cérébraux de Saône-et-Loire (AIMC) a ainsi vu le jour en 1982 et les projets n’ont eu de cesse de se développer depuis lors.

« Nos enfants devenaient adultes, témoigne une maman membre de l’association. Et il n’existait aucune structure pour eux à l’époque ». « Plusieurs pistes ont alors été explorées et des projets ont été déposés, poursuit Philippe Gauthier, président de l’AIMC. Il nous a fallu 10 ans pour obtenir l’autorisation d’ouvrir un Centre d’aide par le travail ».

Spécialisé dans l’imprimerie et la sous-traitance diverse tel que le conditionnement, le CAT disposait à ses débuts d’une vingtaine de places. Aujourd’hui, l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat ex-CAT) compte 26 places. 34 salariés y travaillent. La moitié est à temps plein et l’autre à temps partiel.

De l’hébergement à l’accueil de jour

Les membres de l’association ne se sont pas arrêtés là. En 1992 toujours, deux pavillons d’hébergement de huit places chacun, ont été construits sur le site des Saugeraies. Puis deux autres ont suivi l’année d’après. « Nous souhaitions mettre en place des structures à dimension humaine », précise un membre du bureau.

En 1998, c’est un accueil de jour qui a ouvert ses portes. Un espace d’activités où sont accueillis des travailleurs de l’Esat mais également des personnes de l’extérieur. « L’accueil de jour est fréquenté en moyenne par 26 personnes dont neuf à temps plein, 15 à mi-temps et deux en stage, en attente d’une nouvelle orientation, explique la directrice, Marie-Claire Jasinski. Il leur est proposé du théâtre, de la musique, de la peinture, du sport… Il faut dire que globalement les résidents aiment bien la vie et sont avides d’activités ».

Par ailleurs, toujours dans l’optique d’améliorer le bien-être des résidents, dont une quinzaine se déplace en fauteuils électriques, une extension de l’Esat et de l’accueil de jour a été opérée en 2010. Parallèlement, a été lancé un service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah) par lequel 16 personnes sont aujourd’hui suivies.

Une nouvelle unité de vie pour 2013

Trente et un an après sa création et toujours en collaboration avec les familles, l’AIMC poursuit son développement. Cette fois-ci, ça se passe du côté des pavillons d’hébergement. Une rénovation, nécessitant près de trois ans de travaux, va être entreprise. Dans le même temps, une nouvelle unité de vie de dix appartements va être construite. Le chantier démarrera en avril pour une ouverture à l’été 2013. « Il a été pointé du doigt le problème du vieillissement de la population des IMC, souligne Philippe Gauthier. Nous avons donc voulu créer un nouveau pavillon offrant beaucoup de confort au niveau des espaces. Le bâtiment va s’inscrire dans une démarche « développement durable » et permettra aux professionnels de santé de prodiguer des soins aux personnes qui en ont besoin. À terme, on aimerait en effet que la structure soit médicalisée ». Encore une belle réalisation en perspective.

 

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