La Région Ile-de-France déploie son "bouclier social"

La région Ile-de-France à majorité de gauche a présenté mardi 22 mars 2011 un arsenal de mesures concernant son "bouclier social", axées sur les personnes handicapées, le vieillissement de la population et la lutte contre la précarité (aide aux femmes en difficulté et aux sans-abri).

« L'urgence sociale est telle qu'il faut coûte que coûte inventer, innover », a affirmé son président (PS) Jean-Paul Huchon, qui a parcouru les 8 départements franciliens pour les cantonales. « C'est peut-être la meilleure façon de faire refluer le vote en faveur du FN que de répondre à la souffrance sociale », a-t-il dit au cours d'un point de presse, décrivant un nouveau cadre, « consolidé et permanent ».

Dans un communiqué, la présidente du groupe UMP au conseil régional, Valérie Pécresse, a dénoncé un « saupoudrage », une « manoeuvre électorale à la veille du second tour des cantonales », une « multiplication des promesses d’entre deux tours à vocation électorale » « servie par un budget communication colossal (14 millions d’euros par an) ».

M. Huchon a annoncé que pour les personnes lourdement handicapées, la région allait financer, au sein d’ensembles immobiliers classiques, des appartements adaptés, munis d’un service d’auxiliaires de vie de jour et d’une permanence de nuit.

Investissement dans les MAIA

La Région va également investir dans les Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA). Les MAIA seront destinées principalement aux personnes atteintes d’Alzheimer (qui touche 800.000 personnes en France) mais pourront s’élargir à toute personne âgée très dépendante, voire à toute personne en perte d’autonomie.

Le plan de M. Huchon, qui se fera à budget constant, prévoit aussi de créer des structures d’accueil temporaires pour les sorties d’hospitalisation des personnes âgées autonomes.

En matière de lutte contre l’exclusion, la région va majorer de 5% ses financements pour les opérations spécifiquement destinées aux femmes en difficulté et créer une aide pour les jeunes majeurs « en errance ». Des lieux d’accueil ou d’hébergement d’urgence spécifiques vont leur être destinés.

La région va également financer les centres de stabilisation (accueil à durée indéterminée des sans-abri, ouvert aux couples) et renforcer sa politique de logement afin de résorber les bidonvilles (à Aubervilliers, Montreuil, Bagnolet, etc.) et l’habitat indigne (par exemple pour les populations roms).

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